À notre N°6 d'avoir son profil dodéca. Je te laisse juger de la pertinence du descriptif, en cliquant sur le Libellé N°6, pour constater toutes les corrélations avec les analogies vues précédemment. Nos 12 typologies s'étoffent et la formidable synthèse n'en sera que plus juste.
N°6 zodiacal :
Cette typologie est d'abord ici symbolisée par le moment de repos, détente, paix... Temps du détachement si ce n'est du « dépouillement » (mets-toi à l'aise...). Vient ensuite une certaine idée de renoncement voire d'abandon... surtout si le sujet est soumis à un rapport entre deux alternances, plus complémentaires que contraires, selon une simple moyenne de ton – voire de demi-ton – nuance... On dit que ce Signe d'air subtil et éthéré serait directement sous la tutelle de quelque Vénus apaisante, ordinatrice du Beau... Bien comprendre que la description nous donne conjointement ici deux « tempéraments » – du même Sentiment – à la fois opposés et en équilibre :
- Soit le Sentiment est extensif, s'épanouit par sympathie, s'épanche... Le sujet se sent attaché au « monde » par tout un réseau de liens et d'affections. Il donne libre-cours aux élans généreux, se jette dans les bras d'autrui. Sentiment animant tout ce qu'il touche par sa chaleur communicative. Il sait gagner les cœurs , s'attacher les gens... Hospitalier (clin d'œil à 2 ?) à l'accueil spontané qui s'étend en éventail à tout un entourage/« milieu » qu'il soit proche ou lointain. Entourage auquel il s'attache donc voire s'abandonne. Typologie sanguine, atmosphérique, qui s'accomplit par « échange » et fluidité avec le milieu ambiant. Jeunesse mais perte de « richesse plastique » ; méditation avec parfois crainte et recul. Principe d'un Henri III débordant de joie de l'esprit (ci-après).
- Soit le Sentiment est intensif et se concentre sur une seule personne/objet au lieu de s'égrener avec grâce (de s'étaler en éventail de nuances). Cette intensité se dote d'une fragilité et le type pourra faire retraite pour éviter la rudesse de l'extérieur. Réserve, silence, égalité d'humeur qui donne un calme agréable. Pourtant, cette surface apparemment tranquille couvre des passions aiguës à sensibilité plus ou moins douloureuse... Principe d'un Saturne nerveux (2e Nerveux déjà Tertium...), délicat et affiné, épurant, s'évadant de la matière... Épuisement de la vie expansif, spontané, pour abandon, appel... Principe d'un caractère social souple et conciliant, même si opportuniste, qui prêche là où deux factions s'affrontent tel le Fléau entre deux. Peut être le « Prince des 2 » quitte à se convertir ; Henri IV...
Le N° 6 est donc une typologie charnière adepte des « problèmes de choix » à résoudre. Il est dans sa nature de toujours tendre à un juste compromis entre deux, de ménager la chèvre (9) et le chou (10), toujours avec pondération, tolérance, pacifisme, sentiment d'équité. sociale, adaptable, opportuniste, aimable, délicate, gracieuse, harmonieuse... mais de faible volonté, désarmée par l'indécision et hésitation entre deux opposés. Désir de Plaire. Raffinement esthétique au détriment de la volonté de puissance. Hésitation permanente car « risque de bascule » ; sait d'instinct que toute face/endroit à un dos/envers. Comprendre alors son conflit permanent, ses compromis et arrangements avec « obligation de faire des concessions ». Dépend souvent d'un autre ou des autres, d'une union/couple/association... Besoin profond d'être comme « tout le monde », d'arrondir les angles. Ne sait pas dire non mais cherche toujours ailleurs d'autant qu'elle est convaincue de sa fidélité... N'aime pas se savoir objet mais cherche de nouveaux liens. Amour inconditionné pour les « petits animaux ».
Barbault rajoute aussi que cette typologie a toujours une disposition plus efféminée que virile, propre au Mignon féminin type Henri III, porté sur la recherche de plaisir. Beaucoup de temps passé à la toilette, maquillage, moustaches (de chat) lissées, boucles d'oreilles, manteaux, gants... Typologie apte à fournir des Barbiers, Parfumeurs, Couturiers, Masseurs...
Compléments d'Enquête :
- Rien à redire sur l'aspect Hôte receveur à distinguer du 4 hédoniste et du vrai Hospitalier Emaus 2... Notre 6 est bien un être de l'Ambiance, du Milieu, d'un Monde à lui voire d'un Jardin secret et, un jour peut-être, je te ferai les descriptifs de peintures classiques vantant cette seule sphère toute vénusienne. Paradoxe, Barbault nous parle cependant de « perte de richesse plastique »... Disons qu'effectivement 6 semble plus du côté plaisant normatif que du vrai Beau dévolu à 7 voire à 9 ou 12... Cet item te garantira à coup sûr l'identification du type. Au-delà d'une grâce incontestable – souvent affichée ostentatoirement en portraits surtout sur les réseaux sociaux – reste chez lui une certaine forme d'incongruence ; un petit nez, corps... de gros mollets... des mains disproportionnées... un sein non-équilibré par rapport à l'autre... On se souvient de cette phrase humoristique lors de la triste période COVID qui obligeait à porter un masque ; Toi qui est un peu moche mais qui a de beaux yeux, ton heure de gloire est arrivée...
Un des meilleurs archétypes du truc reste la mythique Cléopâtre voire Gainsbourg , Alice Sapritch, Adriano Celentano, ou Robert Filliou... dont on ne saurait dire s'ils sont d'une laideur belle ou d'une beauté laide... Ce trait n'est pas tant « commun » que propre à certains Distracteurs (Base 4) dont notre notre 6 sanguin fait bien parti. Curieuse adhésion collective autour de ce singulier. Le Coach américain sait ici aussi faire flancher de véritables beautés 6 – pour entretenir la sphère vénusienne – en leur faisant avouer quelle partie elles n'aiment pas chez elles...
- Le double-caractère sentimental renvoie incontestablement à l'opposite complémentaire du 6 ; le N°3... Nous avons déjà évoqué ce Nerveux saturnien (Base 4 qui a déjà l'étoffe du Tertium de Base 3) avec la figure de « L'Ermite du 6 »... Attention, tous les doubles-caractères proposés par Barbault ne correspondent pas forcément aux opposites classiques zodiacaux ; nous avons vu par exemple que le descriptif de l'autre 7 était dévolu au 12 et non au 4... Seuls d'autres schémas de la Tradition t'aideront ici à mieux faire certaines corrélations. Le Sentiment intensif – pour ne pas dire refoulé – est donc un aspect du N°3. Par contre la Consilience, le besoin de vouloir rabibocher deux parties adversaires, est bien un attribut social du 6... Médiation illusoire voire irrationnelle car 6 est forcément pour un des deux camps sans réel souci d'équité ou de négociation. Il veut juste convaincre et, en général, n'y arrivant pas, finit par dénigrer complètement celui/celle qui s'y refuse. Drame existentialiste... Le véritable Arbitre, qui tranche selon la Loi (et n'est donc pas 8...), c'est 3 flanqué si besoin d'un N°5... De fait 6 a toujours une « préférence », un attachement sentimental singulier et, là encore, le Coach américain sait le/la balader entre ses inévitables J'aime/J'aime pas... Un des meilleurs symboles qui valorise aussi cette fausse médiation entre deux est bien celui de la Charnière grippée... Serait-ce là une bonne image de 6/V plus que le « clou » trop souvent proposé ? 6 est attaché à deux parties pas tant antagonistes que finalement rivales envers ce même « lien » dont elles se passeraient volontiers... D'ailleurs, dans la suite (de 7) de la Tradition qui relie les sphères opposites de 9/Chèvre à 10/Chou, le milieu est précisément 1... C'est comme si 6 s'invitait, s'imposait en surimpression de 1, pour tendre ainsi vers la tendance et surtout vers son (vrai) complémentaire 8 normatif... Là aussi, assister à cette situation sociale te garantit l'identification du numéro.
- L'autre pépite descriptive concerne l'Hésitation permanente car risque de bascule mentale... 6, on le sait, ne saurait vraiment choisir entre deux surtout si même ton/nuance... De rares Coach américains peuvent affiner ici de redoutables stratégies affectives. Outre l'offre d'un choix pour le moins libérateur, suite à un discrédit plus ou moins implicite, l'autre grande réalisation du truc peut se faire par une savante courbe de Laplace-Gauss – forme symbolique du Signe – entre deux opposites dont un est socialement inacceptable... Corrélation ni-ni ; devine vers quel trait des deux va pencher implicitement notre n°6 ? ...
Le plus redoutable ici reste le phénomène d'entrainement social – le Coach te parlerait Fenêtre d'Overton – où le choix de 6 saura d'autant plus virulent que dans l'air du temps des collectifs de 10 ; peste émotionnelle... Aimer les petits animaux – grande passion de la sphère de 6 – est une chose, vouloir aller émasculer seins nus un Boucher qui étale de la viande rouge en est une autre... Soyons clairs, le problème n'est plus ici la Passion de notre 6 que celles et ceux qui l'utilisent pour créer de véritables phénomènes sociaux irrationnels... Magie du Chaos. La stratégie est double :
- Devenir une fausse égérie de 6 – souvent un Numéro 1 d'ailleurs – et proférer un discours non plus pour la cause mais pour une revanche haineuse...
- Balancer sciemment une incartade d'autant plus virulente/inacceptable qu'elle sera reprise illico en étendard ridicule promouvant a contrario leur auteur initial... Il en va ainsi des Ni putes, ni soumises aux Sales connes... À croire que certaines initiations ont bien leurs limites. Quel dommage, surtout pour nous les Femmes ; pour la cause des 6 humaines...
- Un dernier mot enfin sur l'aspect Mignon Henri III, pour ne pas dire Cage aux folles, que de vieux auteurs tels Barbault aiment coller au 6 masculin. Certes, la sphère du 6 est aussi celle des Perruquiers et Parfumeurs, des Coiffeurs visagistes... l'Efféminé peut en être. Mais nous avons déjà vu que le 6 masculin – l'Homme aux cils – était avant tout subtil même si enclin à suivre la tendance du moment. Attention au pastiche et à la généralisation d'autant que 9 et 12 – pour le moins virils – peuvent aussi posséder des atours féminins ; principe de la chemise rose ou à fleurs... Le Coach américain t'expliquerait ici la différence entre un Dragueur invétéré, qui a pourtant les ongles vernis, et un Macho qui n'arrivera pas, lui, à dépasser le stade de lourdeau rejeté ou – pire – de Nice guy ; bon copain un peu pédé... Fort heureusement, l'homosexualité ne saurait se résumer à une typologie. L'aspect outrancier caricatural régressif du truc étant par ailleurs plutôt dévolu à la sphère du N°1. Symboliquement, l'image du Paon, pas tant attribuée à 7 ou 9, passerait d'ailleurs aussi par le déplacement du 6 vers 1.




















